Le maire de Donges refuse de détruire les cabanes des Gilets Jaunes

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Le maire François Chéneau a été mis en demeure samedi « de prendre les mesures nécessaires ». Il a répondu ce lundi matin. C’est non.

« Je ne ferai pas détruire les cabanes. Elles ne sont pas sur la route, elles ne dérangent pas. Il n’y a pas urgence. » Pour la deuxième fois en moins d’un mois, le maire de Donges, François Chéneau, refuse de faire détruire les cabanes des Gilets jaunes.

Deux cabanes

Il y en a deux dans sa commune. Au rond-point des Six-Croix, où des Gilets jaunes se relaient en permanence. Ils sont encore présents, ce lundi matin 24 décembre, plutôt dans une bonne ambiance mais « plus en colère que jamais »  ! L’autre cabane se situe en centre-ville, sur le parking près de la gare, au-dessus du rond-point menant à la raffinerie Total.

Un délai de 48 heures

Samedi 22 décembre, le maire a reçu une lettre de mise en demeure du préfet. « On me demande de prendre toutes les mesures nécessaires sous 48 heures pour faire cesser ces occupations illicites, indique François Chéneau. Ces cabanes n’ont pas d’assainissement et présenteraient un danger, notamment pour la circulation. Mais pourquoi il y aurait urgence après un mois ? » Le maire justifie sa position dans un courrier de réponse au préfet, envoyé ce lundi matin 24 décembre.


Extrait de la réponse du maire de Donges au préfet. | Ouest-France
Déjà, le 10 décembre, François Chéneau avait fait stopper in extremis la démolition de ces cabanes par une tractopelle. « Depuis, cela devient un point de crispation , pense-t-il. Cela ne ferait qu’envenimer les choses et remobiliser encore plus les troupes, comme ce qui se passe ailleurs » .

Dans la nuit, des palettes et des pneus ont brûlé autour de quatre ronds-points de Donges. | Ouest-France

Dans la nuit de dimanche à lundi, des pneus et des palettes ont brûlé à quatre ronds-points autour de Donges. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre les feux. « J’ai été prévenu à 5 h du matin, confirme François Chéneau. Nos services ont fait dégager la rue de la Gare, qui était obstruée. » Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Pour le maire de Donges, « ces faits ne sont pas liés aux Gilets jaunes mais plutôt à des activistes 

Source: https://www.ouest-france.fr